L’origine de cette médaille provient du voeu qu’avait formulé Napoléon Ier dans son testament le 15 avril 1821, lors de son exil à Sainte-Hélène. Il souhaitait léguer à ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu « pour la gloire et l’indépendance de la France » la moitié de son patrimoine privé, qu’il estimait alors à 200 millions de francs.
Cependant, par le traité de Fontainebleau, du 11 avril 1814, il avait été décidé que les biens que Napoléon possédait encore, au moment de son abdication, devaient revenir à la Couronne, et, le 5 août 1818, ces biens sont confisqués au bénéfice du trésor Royal.
La médaille de Sainte Hélène, a donc été créée le 12 août 1857 par Napoléon III pour exhaucer le souhait de son oncle. Elle devait récompenser les 405000 soldats encore vivants à cette date, qui avaient combattu aux côtés de Napoléon Ier pendant les guerres de 1792-1815.
Pour y avoir droit, il fallait avoir servi aux armées de terre ou de mer françaises entre 1792 et 1815, sans aucune durée de service requise, ni aucune participation à une campagne. Il fallait obligatoirement pouvoir justifier de son service durant cette période à l’aide de tout document émanant des autorités militaires (livret militaire, congé définitif ou de réforme, mémoire de proposition à la retraite). Ceux qui n’avaient pas conservé ces documents ne pouvaient pas prétendre l’obtenir.
L’”héritage” de Napoléon Ier fut distribué par la Commission chargée de sa répartition. Elle décida de choisir parmi les prétendants à la médaille les 5000 plus méritants, qui recevraient chacun 400 francs et bien entendu la médaille. Les autres ne reçurent que la médaille et le diplôme l’accompagnant.
Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d’un papier blanc glacé portant en relief l’Aigle Impérial et l’inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon 1er - Décret du 12 août 1857 ».
Cette médaille de bronze était portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert à raies rouge très étroites.
Pour plus d’informations sur cette médaille voir les pages suivantes : Les médaillés de Ste-Hélène, Wikipédia, La médaille de Sainte-Hélène, Les Medaillers de Saint Helene.
Mon ancêtre Eloi Pierre Decadi Renault en était titulaire.
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