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Pages généalogiques de Laëtitia Pessiot

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    Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Plougoumelen situé entre Auray et Vannes dans le Morbihan. Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique : Vous pouvez suivre les podcasts de cette émission en vous abonnant au flux : http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_11657.xml
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Nicolas Pessiot (1854-1900) PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 22 Septembre 2008 20:16
Un arrière-arrière-grand-oncle relégué en Guyane

Nicolas PESSIOT est le grand-oncle de mon grand-père paternel André PESSIOT. Il est né le 26 octobre 1854 à Cours-les-Barres (18) de père inconnu et de Jeanne PESSIOT. En 1861 nait son frère Pierre, lui aussi de père inconnu.

Mon grand-père n’avait jamais entendu parler de ce grand-oncle alors qu’il a pourtant été élevé par son grand-père, Pierre frère de Nicolas. Il faut dire qu’il ne savait pas non plus, avant que nous n’entreprenions des recherches généalogiques, que son grand-père était né de père inconnu. On cultivait bien les secrets chez les PESSIOT…

C’est tout à fait par hasard que j’ai appris son existence. En effet Nicolas PESSIOT porte le prénom de son grand-père, et c’est suite à la demande de l’acte de décès de cet ancêtre (dont je ne connaissais pas la date), que la mairie de la Guerche-sur-l’Aubois m’a envoyé la transcription de l’acte de décès d’un Nicolas PESSIOT décédé en 1900 à Saint-Jean en Guyane.

Etant donnée l’origine sociale de Nicolas, j’ai bien entendu pensé qu’il avait été bagnard, mais j’en était restée là, jusqu’à ce que le hasard me sourie encore une fois.

En faisant une recherche sur le nom PESSIOT sur Internet comme je le fais régulièrement pour m’amuser, je suis tombée sur une page concernant l’histoire de Nargis dans le Loiret, et notamment sur une page consacrée à la construction du canal du Loing.

Voici ce qu’y écrivait Michel Fauvin :

Déjà, le 7 septembre, un dénommé Nicolas Pessiot, âgé de 31 ans, terrassier, sans domicile fixe, avait frauduleusement soustrait une certaine quantité d’effets d’habillements au préjudice des nommés Tardivelle, Godeau et Morizeau avec lesquels il travaillait. Il avait également dissipé, au préjudice des mêmes, une somme d’argent qui ne lui avait été remise qu’à titre de mandat pour en faire un usage ou un emploi déterminé et à charge d’en rendre compte. Cet individu était un repris de justice, plusieurs fois condamné et contre lequel plusieurs mandats d’arrêt avaient été lancés. Le tribunal de police correctionnelle de Montargis, dans son audience du 20 octobre 1886 le condamne à six mois de prison et aux dépens.

Cette page a aiguisé ma curiosité et j’ai commencé à entreprendre quelques recherches sur Nicolas. Je me suis donc rendue à Orléans pour consulter le jugement cité par Michel Fauvin :

Archives départementales du Loiret : cote 3 U 2360.

6 octobre 1886 Jugement n°196 Ministère public contre Pessiot Nicolas

Audience publique de police correctionnelle du mercredi six octobre 1886, heure de midi, tenue par messieurs ayant voix consultation, En présence de Monsieur Rempler Procureur de la République, assistés de Maître Courtin comme greffier.

Entre Monsieur le Procureur de la République plaigant et demandeur suivant exploit de citation de Emile Bricon huissier à Montargis en date du du 30 septembre 1886 visé pour timbre et enregistré.

Comparant par Monsieur le Procureur … d’une part : Et le nommé Pessiot, Nicolas, agé de 31 ans, terrasier, né le 26 octobre 1854 à Cours-les-Barres arrondissement de St Amand (Cher), fils de père inconnu et de Jeanne Pessiot célibataire sans domicile fixe. Prévenu d’avoir le sept septembre 1886 à Nargis, 1° frauduleusement soustrait une certaine quantité d’effets d’habillement au préjudice des nommés Tardivelle Goleau et Morizeau. 2° détourné ou dissipé au préjudice des mêmes individus une certaine somme d’argent qui ne lui avait été remise qu’à titre de mandat pour en faire un usage ou un emploi déterminé et à charge d’en rendre compte. Comparant en personne… d’autre part Lecture des pièces données à l’audience Oui les témoins en leurs dépositions après avoir prété serment de dire toute la vérité et rien que la vérité. Oui le prévenu en son interrogatoire Après l’audition des témoins, Monsieur le Procureur de la République demande la remise de la cause à quinzaine pour prendre de nouveaux renseignements sur le prévenu. Le tribunal faisant à la demande de M. le Procureur de la République remet l’affaire à une audience ultérieure afin de faire des nouvelles recherches contre le prévenu. Ce qui s’exécutera selon la loi.

Je n’ai pas trouvé la suite de cette affaire dans les semaines suivantes dans les jugements du tribunal de Montargis… Pourtant Nicolas PESSIOT a bien été condamné à 6 mois de prison.

Il sera ensuite encore condamné à 6 mois de prison et à la relégation par le tribunal de Pithiviers dont les archives n’existent plus pour cette période aux Archives départementales du Loiret.

Grâce au Fil d’Ariane un bénévole (merci Jean-Fred) a été consulter pour moi le dossier du relégué Nicolas Pessiot au CAOM (Centre des Archives d’Outre-Mer). J’ai alors appris que Nicolas n’en était pas à son premier délit, loin de là, voici la liste de ses condamnations :

Date de condamnation Cours ou tribunaux Nature des crimes et délits Nature et durée des peines Faits ou décisions gracieuses Lieux où les peines ont été subies Date de l'entrée Date de la sortie
08/01/1880 Nevers Vol 6 mois de prison Jugement par défaut
03/06/1880 Bourges Abus de confiance

2 ans de prison confondue avec celle de 6 mois de Nevers du 8 janvier 1880.
Exécutoire du 24 avril 1880

24/04/1880 16/06/1880
Bône, pénitencier militaire 15/07/1880 24/04/1882
13/09/1884 Nevers Vol 1 an et 1 jour de prison 13/09/1884 18/10/1884
Fontevrault 19/10/1884 14/09/1885
20/10/1886 Montargis Vol 6 mois de prison Orléans 20/10/1886 27/10/1886
09/05/1876 Conseil de guerre de Châlons-sur-Marne Désertion en temps de paix avec emport d'affut 3 ans de prison gracié du reste de sa peine par décision du 31 octobre 1878 09/05/1876 14/05/1876
Paris, Fort de Bicêtre 15/05/1876 16/11/1878
23/02/1880 Mons, Belgique Vol 2 mois de prison 23/02/1880
23/03/1880 Mons, Belgique Vol 15 jours de prison 23/03/1880

 

En somme à partir de l’age de 22 ans jusqu’à sa mort à 46 ans, il n’a connu qu’environ 2 ans de liberté.

Mis à jour ( Mardi, 17 Août 2010 21:24 )
 
 
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